Appel à cotisation 2022

Mis en avant

Bienvenue aux nouveaux adhérents et merci à ceux qui renouvellent leur adhésion.

Compte tenu de la réglementation générale sur la protection des données (RGPD), vous avez activé votre compte sur le site de l’Union-IHEDN. En effet, vous seul pouvez valider les renseignements vous concernant et pour lesquels vous autorisez l’Union-IHEDN à les détenir et, pour tout ou partie, à les diffuser sur les annuaires électronique et papier, réservés uniquement aux adhérents.

Il vous appartient donc de mettre à jour vos coordonnées sur ce site, afin d’une part de figurer dans l’annuaire et d’autre part de recevoir les informations de l’association et de l’Union-IHEDN.

Le règlement de la cotisation annuelle se fera par le mode unique du virement et par le biais de l’application Hello Asso. © Décision du CoDir du 06/11/2021.
Nota. HelloAsso est une entreprise solidaire d’utilité sociale.

Les virements bancaires seront admis par dérogation et les chèques seront exceptionnels.

Dès réception du montant de la cotisation par le Trésorier, votre dossier sera mis à jour, ce qui validera votre apparition dans l’annuaire de l’UNion-IHEN, deuxième condition sine qua non pour y figurer.

Ce bulletin vous permet de renseigner votre situation et de choisir, en plus de l’adhésion, de vous abonner à la Revue Défense (démarche facultative).

Nouveau ou ancien adhèrent, merci de remplir complètement cet appel de cotisation.

Consignes.

Pour les adhésions en ligne « Je cotise sur HelloAsso », si vous ne souhaitez pas soutenir HelloAsso, la contribution peut être annulée en cliquant sur « Modifier » :
Votre contribution au fonctionnement de HelloAsso [Modifier] 4,75 €

Pour les rares adhérents désirant cotiser par chèque ou par virement par l’intermédiaire de leur établissement bancaire (donc, sans utiliser le site HellAsso), consignes à respecter :

  • Règlement par chèque adressé au Trésorier à l’adresse suivante :
    Christian CHAUVET – 6 rue du Port – 17340 YVES – Tél. : 06 25 35 67 12
  • Virement bancaire sur le compte de l’association avec les références suivantes :
    IBAN : FR76   3004   7142   1400   0215   0580   119 – BIC : CMCIFRPP
    À l’ordre de : ASSOCIATION IHEDN POITOU-CHARENTES
  • Dans les deux cas, transmettre au Trésorier une copie de votre « Appel à cotisation 2022 », par La Poste ou par courriel, à : web2AR18@ihednpoitoucharentes.fr

Politique de confidentialité.

Informations sur vos données personnelles.

Sur ce site internet nous sommes amenés à traiter des données vous concernant (par exemple votre adresse, vos cotisations ou les emails que vous avez ouverts). Ces données peuvent être destinées aux membres de l’association (pour l’annuaire en ligne), au personnel de l’association ou aux partenaires de l’association, dans le cadre de nos activités.

Vous pourrez lire ci-dessous le détail des données que nous sommes appelés à traiter à votre sujet et les moyens qui sont à votre disposition pour exercer vos droits dans le cadre du Règlement Européen pour la Protection des Données (RGPD).

Quelles données et quelle utilisation ?

Dans le cadre des différents formulaires présents dans votre espace privé nous pouvons être amenés à recueillir les informations que vous nous communiquez sur votre état civil, vos coordonnées (personnelles et professionnelles), votre parcours académique, les groupes que vous avez rejoint, ainsi que les autres informations qui peuvent vous être demandées.

Lors du paiement d’une cotisation ou de l’inscription à un événement, d’autres informations sont collectées afin de pouvoir assurer la bonne prise en compte de votre cotisation ou inscription.

Nous sommes également amenés, afin de vous offrir un service de qualité, à conserver des informations sur les emails que vous avez reçus, lus ou cliqués, sur les dates auxquelles vous vous êtes connectés au site internet.

Vous pouvez contrôler quelles sont les données affichées dans l’annuaire en ligne depuis votre espace privé

Exercice de mes droits.

Conformément au Règlement Européen sur la Protection des Données, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent. Si vous souhaitez exercer ce droit et obtenir communication des informations vous concernant, veuillez-vous adresser à : web2AR18@ihednpoitoucharentes.fr

RGPD. Il est rappelé, conformément à l’article 27 de la loi 78/17 du 6 janvier 1978 et au règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 que :
– les renseignements demandés sont destinés à l’Union-IHEDN,
– tu es libre de ne fournir qu’une partie des renseignements,
– tu as le droit d’obtenir la copie des informations te concernant figurant dans le fichier informatique de l’association et de demander la modification ou la suppression de mentions qui s’y trouvent portées.

Christian-Marcel CHAUVETTrésorier de l’AR-18

Visioconférence : Mode d’emploi

L’AR-18 utilise le logiciel de visioconférence open-source « Jitsi Meet », dans sa version « kMeet ». Celle-ci bénéficie de la solidité des serveurs de la société suisse INFOMANIAK[1], et d’un haut niveau de confidentialité.

Le logiciel « kMeet » peut-être utilisé avec les principaux navigateurs, de préférence « Chrome », mais « Firefox » est également bien supporté. Aucune application n’est alors à installer.

Une application dédiée est cependant disponible. Elle est téléchargeable pour Windows[2], MacOS[3] et Linux[4]. Il est également possible de l’installer sur smartphone à partir des plateformes Google Play, App store ou Aurora Store[5], cette dernière étant une alternative open-source qui, contrairement aux deux précédentes, ne trace pas ses utilisateurs.

L’utilisation de l’application a l’avantage d’éviter les problèmes éventuels de compatibilité posés par les navigateurs.

I – AVANT LA RÉUNION

Pour une première réunion en visioconférence sur INFOMANIAK, cliquer sur le lien https://kmeet.infomaniak.com/ et opter, selon le cas, pour l’un des choix suivants

  1. « démarrer une nouvelle réunion » pour l’animateur ;
  2. « rejoindre une réunion » pour les invités.

Choix1 « démarrer une nouvelle réunion » :

Choisir le nom de la réunion, le saisir et sécuriser (mais ce n’est pas obligatoire),

  • en autorisant l’accès de chaque participant ;
  • ou en définissant un mot de passe ;
  • un 3ème choix permet aussi le chiffrement de bout en bout des échanges.

Cliquer sur « continuer »

Cliquer sur « depuis le navigateur » (cas général) ou « depuis l’application »,

Saisir dans le champ idoine son nom, ou son pseudo, utilisé pour la réunion ;

Cliquer alors sur « c’est parti » !

L’écran suivant indique alors l’adresse internet de la réunion, ou son numéro de code, que l’animateur devra  transmettre au préalable, par courriel, à tous les participants.

Choix 2 « rejoindre une réunion »

Cliquer sur https://kmeet.infomaniak.com/ ou de manière plus directe, sans passer par le site, sur le lien envoyé par courriel par l’animateur.

Le premier écran demande l’adresse internet de la réunion, ou son numéro de code,

Le deuxième offre le choix de travailler depuis le navigateur, ou depuis l’application préalablement installée ;

Saisir son nom ou pseudo puis cliquer sur « c’est parti » !

La réunion peut commencer.

II – PENDANT LA RÉUNION – Description du menu

Le bouton rouge en bas de page permet de quitter la réunion.

À sa gauche 3 boutons :

  • ouvrir, ou couper, le micro (penser à le désactiver, s’il n’est pas utilisé, pour éviter les brouhahas intempestifs);
  • ouvrir, ou couper, la caméra ;
  • partager un document : cliquer sur « fenêtre d’application », sélectionner le document à partager (ouvert au préalable), puis sur « partager ». Cliquer sur « stop sharing » pour arrêter le partage.

À sa droite, 3 boutons permettent de :

  • ouvrir (ou fermer) le « chat » : ceci permet d’échanger des textos, en toute discrétion, avec l’ensemble des participants, ou avec l’un d’entre eux ;
  • lever la main, pour avertir l’animateur que l’on souhaite intervenir ;
  • un cadenas, permettant de mettre en œuvre les options de sécurité précitées.

Dans le coin inférieur droit de la page, 3 points ouvrent un menu de paramétrage permettant : 

  • d’ajuster la qualité vidéo ;
  • d’afficher en plein écran ;
  • de commencer éventuellement l’enregistrement de la séance ;
  • de couper le micro ou la caméra à tout le monde ;
  • de modifier l’arrière-plan ;
  • d’éditer des statistiques de prise de parole ;
  • d’afficher les raccourcis clavier ;
  • de mettre en œuvre les options de sécurité précitées.

OBSERVATION

En l’absence de salle spécialement aménagée, et dans une pièce où plusieurs ordinateurs sont utilisés, il faut que chaque ordinateur dispose d’une connexion internet qui lui est propre (au moyen d’un smartphone par exemple), et qu’ils ne soient pas trop rapprochés, pour éviter les effets « Larsen ».

Jacques TABARY


[1]INFOMANIAK est un des trois acteurs majeurs européens dans le domaine du « Cloud », avec OVH, société française, et IONOS, société allemande.[2]https://download.storage.infomaniak.com/meet/kMeet.exe  
[3]https://download.storage.infomaniak.com/meet/kMeet.dmg
[4]https://download.storage.infomaniak.com/meet/kMeet-x86_64.AppImage  Nécessite de rendre exécutable le fichier téléchargé.
[5]https://aurora-store.fr.uptodown.com/android

Frais engagés par les bénévoles

Frais engagés par les bénévoles d’une association : quelle fiscalité ?
https://www.service-public.fr/associations/vosdroits/F1132
Frais de déplacement des bénévoles à déclarer
Fiche pratique relative aux frais des bénévoles
Guide des frais de mission des fonctionnaires (2019)

Règle générale applicable aux activités AR-18

Un bénévole qui règle lui-même des frais pour le compte de l’association pour laquelle il œuvre (activité SNU, participation à différentes réunions dont rallyes citoyens et trinôme académique, achat de matériel, péages, essence,…) peut bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu.

Pour en bénéficier, les 2 conditions suivantes doivent être réunies :

  • Le bénévole doit agir gratuitement et intervenir pour le compte de l’association.
    Ainsi le bénévole doit participer, sans contre-partie, ni aucune rémunération, en espèce ou en nature, à l’animation ou au fonctionnement de l’association.
  • L’association pour laquelle il œuvre doit être d’intérêt général.

En pratique, les déplacements suivants faisant l’objet d’un abandon de frais peuvent être pris en compte dans la déclaration de revenus :

  • Trajets domicile – lieu de bénévolat, à raison d’un aller-retour par jour
  • Déplacements domicile – lieux des événements organisés par et/ou au profit de l’association
  • Déplacements lointains en tant que bénévole occasionnant des frais de déplacement (transport, hébergement, repas)

Chaque pièce justificative doit mentionner précisément l’objet de la dépense ou du déplacement (Quoi – Pourquoi – Ou – Qui – Avec Qui – Comment – …).

L’abandon du remboursement des frais engagés doit donner lieu à une déclaration écrite de la part du bénévole. Cette renonciation peut prendre la forme d’une mention explicite rédigée par le bénévole sur la note de frais telle que :  « Je soussigné (nom et prénom du bénévole) certifie renoncer au remboursement des frais ci-dessus et les laisser à l’association en tant que don ».

L’association doit en conséquence conserver, dans sa comptabilité, les pièces suivantes :

  • Justificatifs des frais (billets de train, factures, notes de péage, détail du nombre de kilomètres parcourus avec le véhicule personnel, etc.)
  • Déclaration de renonciation au remboursement de ses frais par le bénévole

Utilisation d’un véhicule personnel ou d’un transport en commun.
Si le bénévole ne peut pas justifier ses dépenses liées à l’utilisation de son véhicule personnel ou en cas de l’utilisation d’un transport en commun pour l’activité associative, ses frais sont évalués forfaitairement en fonction d’un barème kilométrique. Celui-ci est spécifique aux bénévoles des associations. Pour un véhicule automobile : 0,32 € par kilomètre parcouru (en 2020 déclaré en 2021)

Le taux du remboursement maximum des frais de déplacement, de repas et d’hébergement, incluant le petit-déjeuner, sont fixés comme suit :

Modèles de déclaration de frais (Don) :
– Version texte : IHEDN-AR18_Déclaration-de-frais_Modèle_Don.docx
– Version pdf : IHEDN-AR18_Déclaration-de-frais_Modèle_Don.pdf

Montant de la réduction d’impôt.
La réduction d’impôt est de 66 % du montant des dons. La réduction s’applique dans la limite de 20 % du revenu imposable.

Bénévole non imposable

Cas particulier d’un bénévole non imposable : « Remboursement de frais réels engagés dans le cadre d’une activité bénévole » et faisant l’objet d’une autorisation qui doit être validée par le Président (montant inférieur à 100 €) ou par le bureau réduit [Président, Secrétaire général, Trésorier et Vice-Président du comité du bénévole] pour les montants supérieurs) et dans la limite des crédits budgétisés (200 € en 2022). Cette décision a un impact non négligeable sur le résultat financier à venir. En effet, cette créance est une charge pour l’AR-18 et sera subordonné à la production du « Formulaire Frais réels », de l’attestation fiscale de non-imposition à l’impôt sur le revenu et de l’original des justificatifs. L’indemnité kilométrique sera adoptée si elle est inférieure au montant de la facture de carburant. © CoDir du 06/11/2021

Nota. Dans le cas où le montant de la réduction d’impôt est supérieur au montant de l’impôt, il ne peut y avoir de remboursement de la différence par les services fiscaux.

Activités AR-18 validées par le CoDir

Exceptionnellement, l’association peut envisager un remboursement des frais engagés par un bénévole.

  • L’activité susceptible d’être prise en compte doit faire l’objet d’une programmation et être présentée et validée par un CoDir (en présentiel ou par échange de courriels).
  • Comme pour les demandes d’allocations DPMA, un budget prévisionnel doit être présenté. L’activité retenue étant inscrite au plan des activités de l’année A+1 afin d’être consignée au budget et financée.
  • Toute participation à une activité non validée le CoDir sera considérée comme relevant d’une démarche personnelle et ne fera l’objet d’aucun remboursement.
  • Le CoDir pourra par contre considérer que l’activité en cause est valorisante pour l’association et autoriser la transformation de la demande remboursement de frais en demande d’abandon de frais en vue d’obtenir un reçu fiscal et obtenir une réduction d’impôt.

Modèles de déclaration de frais (Réels) :
– Version texte : IHEDN-AR18_Déclaration-de-frais_Modèle_Réels.docx
– Version pdf : IHEDN-AR18_Déclaration-de-frais_Modèle_Réels.pdf

Documentation de base :
– 2021-05-27_Lettre_N° 2021-010676 de DCNJ à Union-IHEDN_Convention_N°20210603

Feuille de route des trinômes académiques – cycle 2021/2022

Feuille de route des trinômes académiques – année scolaire 2021/2022

Les trinômes académiques ont un rôle décisif dans le développement de l’enseignement de défense sur l’ensemble des territoires. Ce réseau interministériel et partenarial inédit démontre depuis plus de trente ans toute son utilité et sa pertinence pour faciliter et encourager l’enseignement de défense obligatoire dans le secondaire.

La pertinence de leurs missions, confortées par le protocole interministériel du 20 mai 2016 renforçant les liens entre la jeunesse, la défense et la sécurité nationale, trouve tout son sens dans l’apprentissage de la citoyenneté. La compréhension de la défense à travers son histoire, ses missions et ses enjeux est en effet essentiel à la qualité du lien des jeunes générations avec la nation.

Afin de faciliter et d’accompagner ses missions, la feuille de route des trinômes académiques pour l’année scolaire 2021-2022 définit les orientations nationales qui constituent le cadre de développement de leurs actions territoriales.

Les actions des trinômes devront en ce sens approfondir leur diversité pluridisciplinaire, développer leur composante historique et mémorielle. Elles veilleront tout particulièrement à intégrer des élèves relevant de territoires ou de dispositifs spécifiques (réseaux d’éducation prioritaire, dispositifs SEGPA, EREA/LEA, ULIS etc..) ainsi que ceux éloignés d’une offre militaire, culturelle et mémorielle.
Les enjeux des trinômes académiques portent également sur leur participation au Service national universel (SNU) et au soutien des projets d’enseignement de défense conduits par les classes de défense et de sécurité globales (CDSG).

Cette feuille de route définit ainsi, dans le respect de ces orientations nationales interministérielles, une typologie d’actions (cf. annexe 1) permettant de mieux identifier les actions à réaliser.

Le bilan national des actions académiques présenté en annexe 2 est établi sur la base des projets soutenues par la direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA) du ministère des Armées, après avis de la commission pour l’enseignement de défense (CPEDEF) qui associe le ministère de l’Éducation nationale, de la jeunesse et des sports ainsi que l’Union des auditeurs de l’Institut des Hautes Études de la Défense nationale. Il n’est donc pas nécessairement exhaustif, de nombreuses actions étant conduites sans demande d’un soutien financier du ministère des Armées.

Nous remercions très sincèrement les autorités rectorales de leur implication sans faille dans le soutien aux missions des trinômes académiques.

Pour le ministère des armées, Le directeur des patrimoines, de la mémoire et des archives
Pour le ministère de l’Éducation nationale, de la jeunesse et des sports, Le directeur général de l’enseignement scolaire
Pour l’Union des associations d’auditeurs, de l’Institut des hautes études de la défense nationale, Le Président

Feuille de route des trinômes académiques dont Annexe 1 et Annexe 2
Trinôme Poitou-Charentes – Bilan des allocations CPEDEF 2022
Trinôme Poitou-Charentes – Bilan des allocations CPEDEF 2018-2021
2021-09-23_IHEDN_AR-18_Trésorier_Suivi-des-allocations-DPMA.docx.pdf
2021-09-23_IHEDN_AR-18_Trésorier_Suivi-des-allocations-DPMA.xlsx..pdf
2019-09 : Nouveau-vade-mecum-CPEDEF-avec-dossier_v2
2021- 09 : Nouveau modèle de dossier CPEDEF (texte)_v2
2021- 09 : Nouveau modèle de dossier CPEDEF (pdf)_v2

La DCRI explique comment pirater un smartphone

“On peut tout faire”, selon le service de renseignement intérieur français. Effrayant.

Guerric Poncet 07/12/2012 à 17h37 © https://www.lepoint.fr

Un logiciel qui fait tout

Aujourd’hui, le niveau de prise de conscience du risque est de zéro“, a regretté le commissaire en relevant que le taux d’équipement de 10 % des smartphones en antivirus correspond au taux d’équipement des PC en 1990. Et le smartphone, “ça se pirate comme un ordinateur“. Le scénario présenté par la DCRI est celui du vol à l’arraché d’un iPhone, mais personne n’est dupe : ça sent le vécu, comme on dit… 

En 30 secondes, le voleur a extrait la carte Sim“, ce qui signifie que “l’opérateur ne peut plus effacer les données du téléphone à distance“. Ensuite, il suffit au voleur d’extraire les données “avec un logiciel qui fait tout” et qui coûte “le prix de trois places pour le concert des Rolling Stones”. Soit entre 400 et 1 500 euros (selon le placement !). Le code de verrouillage du téléphone passe à la casserole en quelques minutes. “Un code à quatre chiffres est cassé en trois à dix minutes, selon l’appareil.” 

Apple, un château fort au pont-levis en carton”

Et mauvaise nouvelle pour les geeks : plus le téléphone est puissant, plus son processeur cassera rapidement son propre code à l’aide du fameux logiciel. Les codes à six chiffres tiennent jusqu’à 50 heures, et les codes à huit chiffres, jusqu’à 165 jours. “Tout peut être cassé, mais l’important ici est de ralentir l’accès aux informations sensibles“, pour avoir le temps de prendre les mesures nécessaires, comme le changement des mots de passe et des clés de sécurité. Et de rappeler que huit chiffres, c’est bien, sauf si l’on met sa date de naissance ou celle de l’un de ses proches, trop faciles à deviner pour un espion.

Une fois le code de verrouillage du téléphone cassé, le logiciel s’attaque au “keychain”, un fichier rassemblant de nombreuses informations sensibles. Temps nécessaire : 40 minutes. Et il ne faut pas se fier aux apparences : “Apple est un château fort… dont le pont-levis est en carton“, ironise le commissaire. Grâce au keychain, l’espion trouvera toutes vos informations personnelles. Vraiment tout. Les identifiants pour se connecter à votre messagerie électronique, les codes d’accès au réseau de votre entreprise, tous les lieux où vous vous êtes rendu grâce à la mémoire du GPS, tous les codes Wi-Fi que vous avez un jour enregistrés, l’historique de votre navigateur web, vos photos et la géolocalisation qui les accompagne éventuellement, vos identifiants bancaires si vous avez installé l’appli de votre banque, etc. “Après un vol de smartphone, qui pense à changer sa clé Wi-Fi en rentrant chez lui ?” s’interroge l’homme. Avec raison… 

Vos données lisibles à 15 mètres

Du côté du NFC (Near Field Contact), une technologie d’échange d’informations sans contact utilisée dans les smartphones, mais aussi dans les cartes de métro ou les documents d’identité, le constat est alarmant. Si les fabricants assurent que la lecture des données ne peut se faire qu’à trois centimètres d’une borne, la DCRI affirme pouvoir collecter ces informations à 15 mètres, soit 500 fois plus loin. Une révélation effrayante si l’on songe au respect de la vie privée. D’autant plus au moment où les banques proposent des cartes bancaires NFC, et des outils de paiement intégrés aux smartphones via le NFC. 

N’importe qui pourrait scanner vos données bancaires, même à trois centimètres. Cela peut se produire facilement dans le métro, par exemple“, explique encore le commissaire. Avec une portée de 15 mètres, impossible de ne pas songer aux pires scénarios de science-fiction où les personnes sont suivies à la trace dans tous leurs déplacements… Hollywood n’avait simplement pas imaginé que cela se ferait via les cartes de métro ou les cartes bancaires…

La présentation du commissaire de la DCRI a eu le mérite de sensibiliser les responsables de sécurité présents dans la salle. Pour enfoncer le clou, il a diffusé à la fin de son intervention une vidéo prise en caméra cachée dans une chambre d’un “hôtel asiatique”, où l’on voit des agents de sécurité s’intéresser au contenu du téléphone d’un visiteur européen pendant son absence. Leçon du jour : le smartphone, c’est l’outil parfait pour l’espionnage. Et de conclure sur une citation de l’acteur et humoriste Francis Blanche : “Il vaut mieux penser le changement que changer le pansement.” Essayons d’y penser…

Message du président de l’Union-IHEDN

Communication interne de l’Union-IHEDN – Message du Président

Bonjour à toutes et à tous,

Dans le cadre de l’organisation qui se met en place au sein de notre Union,

j’ai le plaisir d’inaugurer cette adresse mail qui vous permettra de recevoir toutes les informations internes utiles au bon fonctionnement de l’Union, au développement des synergies et au renforcement des liens entre nos associations.

C’est Isabelle HUCK, auditrice de l’AR 22 (Alsace) qui est chargée de coordonner, avec l’appui de la délégation, cette communication interne.

Vous recevrez à partir de maintenant les informations utiles depuis cette adresse : communication.interne-union@union-ihedn.org  

Vous assurant de mon dévouement,

Bien à vous,

Jérôme de LABRIFFEPrésident de l’Union-IHEDN

“Contrat du siècle” : l’ex-Premier ministre australien Malcolm Turnbull défend la “France trompée”

Francophilie

Par Magazine Marianne – Publié le 29/09/2021 à 12:29 Imprimer l’article

“Contrat du siècle” : l’ex-Premier ministre australien Malcolm Turnbull défend la “France trompée”

"Contrat du siècle" : l'ex-Premier ministre australien Malcolm Turnbull défend la "France trompée"
Malcolm Turnbull, l’ancien Premier ministre australien, a rencontré Emmannuel Macron à plusieurs reprises. Il assure aujourd’hui la France de son soutien dans l’affaire du contrat de sous-marins annulé. Hans Lucas via AFP

Dans l’affaire du contrat de sous-marins annulés par l’Australie, la France peut compter sur le soutien d’un homme : Malcolm Turnbull. L’ancien Premier ministre australien, à l’origine de l’accord entre l’Hexagone et son pays, a vertement critiqué l’attitude de son successeur Scott Morrison.

« Trompée, humiliée ». Malcolm Turnbull ne mâche pas ses mots pour évoquer la position dans laquelle la France a été placée après la rupture de son contrat de sous-marins par l’Australie le 15 septembre dernier. Peut-être ce soutien affiché consolera-t-il Paris qui ne digère toujours pas ce « mensonge » et cette « duplicité », pour reprendre les mots du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian.

Ce mercredi 29 septembre, l’ancien Premier ministre australien s’en est ouvertement pris à son successeur, Scott Morrison, devant le National Press Club, l’association qui fédère les journalistes locaux, à Canberra, la capitale australienne. Et il va même plus loin. Selon lui, le Premier ministre actuel a « délibérément dupé » la France. Il n’a pas « agi de bonne foi. Il n’a pas d’autre argument pour justifier son comportement que de dire que c’était dans l’intérêt de l’Australie », ajoute Malcolm Turnbull.

Jean-Yves le Drian avait évoqué « une rupture de confiance » entre l’Australie et la France. Malcolm Turnbull use de termes quasiment similaires : « Cette trahison de la confiance va marquer nos relations avec l’Europe pendant des années […] Le gouvernement australien a traité la République française avec mépris. »

Sa colère est d’autant plus forte qu’il était Premier ministre quand l’accord a été conclu. À la fin de l’année 2014, l’Australie lance un appel d’offres international pour remplacer ses sous-marins de classe Collins dans le cadre du projet Sea1000. Plusieurs pays tentent alors leur chance. Les sous-marins de classe Attack, proposés par la France, parviennent à convaincre l’Australie. Le montant de départ s’élève à 31 milliards d’euros. Au fil des années, il sera réévalué à plus de 50 milliards d’euros. Mi-septembre 2021, l’Australie annonce subitement rompre ce contrat au profit d’une alliance avec les États-Unis et le Royaume-Uni, ce qui déclenche une crise diplomatique entre la France et ces trois autres pays.

Le Premier ministre australien justifie en partie cette décision par un changement de dynamiques dans la région Asie-Pacifique et par la montée en puissance de la Chine. D’après lui, l’Australie a plutôt intérêt à privilégier les sous-marins américains Virginia ou britanniques Astute, à propulsion nucléaire, car ils n’ont pas besoin de ravitaillement en uranium pendant leur durée de vie, contrairement aux sous-marins français à propulsion diesel.

Embrouille de Premiers ministres

Si le nouveau partenariat, dont est exclue la France, a été acté, aucun contrat n’a encore été signé. Pas même de devis. « Maintenant, l’Australie n’a plus du tout de programme de nouveaux sous-marins, déplore Malcolm Turnbull. La seule certitude, c’est que nous n’aurons pas de nouveau sous-marin avant 20 ans et leur coût sera bien plus élevé que ceux de conception française. »

Cette prise de position rappelle à quel point la relation entre Scott Morrison et Malcolm Turnbull, rivaux au sein du Parti libéral australien, est conflictuelle. Le premier a pris la place du second à la tête du pays en août 2018 après que Malcolm Turnbull a été désavoué par l’aile conservatrice du parti. Ce centriste modéré avait entrepris la légalisation du mariage homosexuel et fait de la lutte pour la défense du climat un de ses chevaux de bataille. De nombreux députés l’avaient alors accusé de tirer le Parti libéral vers la gauche, ce qui a conduit à son retrait de la vie politique.

© https://www.marianne.net/monde/geopolitique/contrat-du-siecle-lex-premier-ministre-australien-malcolm-turnbull-defend-la-france-trompee

Chine – Australie : la France victime collatérale

21 septembre 2021 par Asie21

Par le Général (2s) Daniel Schaeffer, ancien attaché de défense en Thaïlande, au Vietnam et en Chine, membre du groupe de réflexion Asie21-futuribles (www.asie21.com)

Reproduction autorisée par tout média intéressé. Prière de mentionner la source.

Les média français focalisent essentiellement leur attention sur l’annulation décidée par l’Australie, sans préavis et avec une désinvolture qui relève de la plus infâme goujaterie, du contrat de construction de sous-marins qu’elle avait signé avec la France le 20 décembre 2016. A titre de rappel ledit contrat portait sur la fourniture de douze sous-marins classiques à propulsion conventionnelle, de la classe Barracuda, de toute dernière technologie. Il est évident que sur le plan commercial cette annulation entraîne une perte financière énorme pour Naval group et par voie de conséquence pour la France, sans compter les dommages subséquents que cela génère sur le plan des emplois.

Un contrat éclaté victime de la création de l’AUKUS

Sur le plan diplomatique l’événement endommage rudement les relations tant avec Canberra qu’avec son acolyte américain. Mais gageons que, outre le geste symbolique, même s’il est fort, de rappel des ambassadeurs de France à Canberra et à Washington, et paradoxalement pas à Londres qui est aussi complice de la trahison, la poussière finira par retomber lentement, sans réactions autres que la recherche de compensations financières pour les dégâts commerciaux causés, peut-être d’excuses pour la manière insultante dont l’annonce de la décision a été faite à notre pays, avant que ne finisse par reprendre des relations presque normalisées. Rien de réellement significatif en quelque sorte alors que l’occasion est rêvée pour la France de reprendre son indépendance stratégique.

A côté de cela, toute la presse internationale va bien au-delà du dommage créé à la France et se focalise sur l’alliance tripartite Australie – Royaume Uni (United Kingdom) – Etats-Unis (United States), soit AUKUS, qui vient de se former dans le cadre d’une stratégie annoncée de veille à ce que la région Indo-Pacifique demeure « libre et ouverte ». Pourquoi donc tant insister sur ce point puisque, sauf en quelques secteurs où la piraterie sévit encore, toutes les marines du monde peuvent circuler comme elles le veulent sur les deux océans concernés, l’Indien et le Pacifique. Mais sauf aussi en mer de Chine du Sud et dans le détroit de Taiwan.

L’incidence de la région Asie-Pacifique « libre et ouverte »

Et c’est dans ces deux secteurs que se pose la question de la liberté internationale de la navigation maritime, civile comme militaire, tout comme en mer de Chine de l’Est se pose la question de la liberté de la navigation aérienne. Il faut se souvenir en effet que le 23 novembre 2013 la Chine a créé une zone d’identification et de défense aérienne (air defense and identification zone / ADIZ) au-dessus de l’immense espace marin qu’elle revendique, contre le Japon essentiellement (voir carte 1 jointe). Créer une ADIZ pour surveiller et assurer la sûreté de ses approches territoriales, rien ne le lui interdit. Mais, et c’est là qu’apparaît le problème : elle exige que tous les aéronefs qui passent au travers de cette zone soient astreints de s’identifier exactement comme s’ils pénétraient dans l’espace aérien chinois. Là, la Chine outrepasse son droit et le droit international parce qu’elle applique une loi nationale chinoise à un espace aérien international.

C’est, sur le plan maritime, la même obligation qu’elle vise petit à petit à instaurer en mer de Chine du Sud et dans le détroit de Taiwan, en estimant qu’il constitue sa mer territoriale. Ce qui, compte tenu de la largeur de cet espace, soit 70 milles marins dans sa partie la plus étroite, est totalement faux puisque les mers territoriales du continent et de Taiwan, soit 12 milles marins de chaque côté, ne jouxtent manifestement pas. En mer de Chine du Sud, sur la base d’une revendication qui remonte à 1947 (voir carte 2 officielle jointe), lorsque le Kuo Min Tang était encore au pouvoir en Chine, Pékin revendique la quasi-totalité de cette mer et concrètement y étend de plus en plus son administration tant politique que militaire.

Carte 2 – Carte officielle de la revendication chinoise présentée à l’ONU le 7 mai 2009

L’incidence aggravante de la loi chinoise modifiée sur la sécurité maritime

Cette partie sur laquelle il prétend à souveraineté, Pékin la présente comme ses « eaux relevant de la juridiction de la République populaire de Chine». C’est le terme employé dans toutes les publications officielles dont celle-ci fait l’annonce. C’est ce que l’Administration de sécurité maritime (ASM) traduit par « eaux territoriales » dans la directive d’application établi par ses soins à partir du texte de loi adopté le 29 avril 2021 par l’Assemblée nationale populaire, loi modifiée sur la sécurité maritime dans les « eaux sous juridiction chinoise » ( 管辖海 ) et entrée brutalement en application le 1er septembre. D’« eaux sous juridiction nationale » dans le texte de loi elles sont devenues « eaux territoriales » ( 领 海 ) dans le texte d’application. Ce qui veut dire que la Chine entendrait désormais imposer un contrôle strict sur divers types de bateaux lorsqu’ils se présenteraient en mer de Chine du Sud. Pour les citer il s’agit des navires de « nationalité étrangère », sauf dérogations accordées, des navires à propulsion nucléaire et des bâtiments de transport de matières dangereuses. Ainsi toute unité navale non chinoise qui pénètre dans les mers de Chine et le détroit de Taiwan doit désormais, et en principe pour l’heure, se soumettre à un certain nombre de contraintes administratives d’identification. Et devient ainsi susceptible de devoir être contrôlée par les autorités chinoises de police maritime. Du principe à la réalité il y aura lieu de voir comment l’application de la directive de l’ASM sera conduite effectivement.

Dans ce cadre, il est cependant évident, en tout cas dans l’immédiat, que les Chinois éviteront de tenter de contraindre un groupe aéronaval américain tel que l’USS Vinson, ou Nimitz, ou autre, à quitter les espaces maritimes contestés. Une tentative de ce genre risquerait de dégénérer en incidents graves, avec les garde-côtes chinois d’abord, peut-être avec la marine un peu plus tard en fonction de la montée de la tension. Mais il reste à voir comment les garde-côtes chinois, avec le concours des milices maritimes, comme c’est de plus en plus le cas fréquemment, s’en prendraient à un navire de guerre isolé.

Toujours est-il que Pékin ne supporte absolument pas l’entrée des marines de guerre alliées ou amies des Etats-Unis en mer de Chine du Sud et dans le détroit. Parce que cela menace leurs intérêts stratégiques : d’une part il pourrait être contrarié dans ses intentions d’envahir Taiwan, d’autre part ses sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) pourraient être détectés au début de leurs déploiements à partir de la base de Sanya, au sud de l’île de Hainan. C’est pourquoi la République populaire de Chine (RPC) veut faire de cette mer un lac chinois où seule la navigation militaire chinoise et à la rigueur celle des pays riverains serait autorisée à se déployer. Il s’avère qu’un tel objectif est en totale contravention avec la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) qui, en son article 89, spécifie bien qu’« aucun Etat ne peut légitimement prétendre soumettre une partie quelconque de la haute mer à souveraineté », une disposition indirectement rappelée par la cour permanente d’arbitrage de La Haye dans son jugement rendu le 12 juillet 2016. Par celui-ci la Cour a clairement établi que le tracé en neuf traits, qui délimite la prétention chinoise, est « sans effet légal ».

C’est donc bien ici que le bât blesse et que les Etats-Unis et leurs alliés, partenaires, amis ou soutiens, dont la France, le Japon, l’Inde, l’Australie, le Canada, le Royaume uni, entendent, en venant naviguer librement dans les espaces marins revendiqués par la Chine, contraindre celle-ci à respecter le droit de la mer sur la liberté de la circulation dans tous les espaces ouverts, en vertu de la CNUDM, à la navigation internationale. A chaque manifestation de présence militaire internationale, même s’il ne s’agit que d’une simple traversée, Pékin réagit vivement en condamnant l’acte accompli, voire en intervenant contre les présumés intrus. Cela est allé parfois jusqu’à des manœuvres risquées, défiant toutes les règles de sécurité maritime, comme ce fut le cas le 30 septembre 2018 lorsqu’un navire de la marine de l’Armée populaire de libération (MAPL) tenta d’entraver la route de la frégate USS Decatur. Cela est allé aussi, à la fin de mai 2019, par l’illumination par rayon laser d’un hélicoptère australien Tigre en phase d’approche du porte-hélicoptères HMAS Parametta. Et ce n’est pas le seul exemple d’agression chinoise par laser ailleurs dans le monde, contre les Américains notamment, que ce soit à Djibouti ou dans le secteur de Guam.

L’Australie bouc émissaire de la Chine

Dans tous les intervenants extérieurs à la mer de Chine du Sud Pékin a fait de Canberra son bouc émissaire, pour diverses raisons. L’Australie est d’abord l’alliée des Américains. Et comme il est difficile de s’en prendre aux Etats-Unis, Pékin se rabat sur le maillon qu’il peut considérer comme le plus faible ou le moins fort dans l’alliance, avant que ne soit signé l’AUKUS. Avec l’Inde, le Japon, les Etats-Unis, l’Australie est partenaire du dialogue quadrilatéral de sécurité (quadrilateral security dialogue / QUAD) que d’aucuns ont déjà considéré un peu rapidement comme un OTAN bis en Indo-Pacifique. Dans ce cadre les Australiens sont considérés comme une menace qui serait en Extrême-Orient l’avant-garde des Américains.

Cette même Australie est aussi fortement dépendante de la Chine sur le plan économique. Mais la réciprocité aussi est vraie puisque la première fournit à la seconde plusieurs des matériaux stratégiques de base dont cette dernière a besoin : le charbon, le minerai de fer, le gaz naturel, l’uranium.

Le 24 août 2018, les Australiens ont remplacé leur Premier ministre, Malcolm Turnbull, par Scott Morrison, beaucoup moins souple que son prédécesseur dans les affaires internationales et qui a décidé de mener dans son pays une lutte prononcée contre la stratégie offensive d’influence que tente d’y mener Pékin. En mai 2020, Scott Morrison a eu l’outrecuidance de demander qu’il soit procédé à une expertise internationale indépendante sur l’origine du virus Covid-16 à Wuhan. Ce même gouvernement a fait récemment affront à celui de Xi Jinping en dénonçant, au début du mois de mai 2021, l’accord par lequel celui de Tony Abott, pensant s’attirer les bonnes grâces de Pékin, avait octroyé à la compagnie chinoise publique Landbridge Infrastructure Holdings, en 2015, un bail emphytéotique de 99 ans sur le port de Darwin. Or c’est là justement où des accords américano-australiens scellés sous l’ère Obama permet aux marines de venir y stationner temporairement, par rotations d’unité. Quelle belle aubaine était-ce pour la Chine de pouvoir prendre directement position sur un site qui permet de rayonner tous azimuts vers le Pacifique à l’Est, la Mer de Chine du Sud au Nord, et l’océan Indien à l’ouest.

Ainsi par-dessus tout c’est bien la position géographique de l’Australie, accessoirement celle de l’Indonésie, qui gêne la Chine dans ses ambitions maritimes puisque l’Australie, avec l’Indonésie, est le pivot central qui commande, à partir de la mer de Chine du Sud, les échappées vers les deux océans. C’est là l’une des raisons essentielles de l’acharnement de la Chine contre l’Australie et non pas seulement la contribution de Canberra à la défense de la liberté de la navigation en mer de Chine du Sud. L’objectif chinois, que ce soit par l’influence envers le gouvernement australien précédent ou par la menace envers celui d’aujourd’hui, est bien de tenter de desceller la proximité stratégique de Canberra et de Washington. Pour l’heure, pour le moins que l’on puisse dire, l’objectif est plutôt raté.

C’est la raison pour laquelle, lorsque Morrison cherche refuge dans une alliance formalisée avec les Etats-Unis, car c’est bien lui qui est à l’origine de l’initiative de l’AUKUS, c’est la France qui devient la victime de la situation, autant sur le plan économique que sur le plan stratégique. Ce qui ne devra cependant pas l’empêcher, tout en réduisant pour un temps ses relations militaires avec l’Australie, de continuer à avoir une voix forte, mais surtout indépendante en Asie-Pacifique, en resserrant davantage ses relations avec le Japon et l’Inde. Cela lui évitera de se trouver entraînée, comme ce sera fatalement le cas pour l’Australie, dans un combat potentiel sino-américain pour l’indépendance de Taiwan. D’autant plus que dans un tel cas de figure, avec le peu de moyens navals et aériens dont notre pays dispose, les morts français dans un tel combat, mené plus au profit des Américains que des Taiwanais, n’apparaîtraient que comme des figurants à peine utiles. Cela devrait faire aussi réfléchir les Allemands et les Néerlandais qui, parce qu’ils n’ont pas de moyens navals et aériens sur zone, brandissent le drapeau européen sous couvert de l’OTAN pour contribuer au maintien d’un espace indopacifique « libre et ouvert ».

En conclusion pour la France

Et enfin, la crise offre à la France une opportunité, à saisir immédiatement, de sortir du commandement intégré de l’OTAN et de cesser de suivre les errements de l’hystérie antirusse américaine. C’est déjà la proposition que plusieurs anciens hauts cadres militaires et plusieurs politiciens français, anciens comme actuels, font directement ou indirectement. Elle offre à la France de reprendre un dialogue non contraint avec la Russie et indépendant de la tutelle américaine, même si le régime de Poutine déplaît à beaucoup. La France a bien sûr une énorme dette envers les Etats-Unis qui ont accepté de sacrifier des milliers de soldats pour venir la délivrer du nazisme. Mais ce n’est pas une raison pour que cela devienne une dette éternelle jamais apurée.

Le 20 septembre 2021

A propos de l’auteur : Asie21

CatégoriesArticle en ligneSCHAEFFER DanielÉtiquettesADIZAsie-PacifiqueAUKUSAustralieChineindopacifiquesous-marinsTaiwanNavigation des articlesTaïwan – îles Spratleys (南沙群島Nansha) : Extension de la piste de l’aéroport de l’île  Taiping (Itu-Aba)Les Pachtouns, un grand peuple sans pays (podcast VA)

L’école de l’air de Saintes, un modèle unique en France, qui accueille les élèves dès 16 ans

Mardi 28 septembre 2021 à 19:39 – Par Lise DussautFrance Bleu La Rochelle

Il n’y en a pas d’autre comme elle : l’école d’enseignement technique de l’armée de l’air, basée en Charente-Maritime, à Saintes, est unique. Elle accueille des élèves dès 16 ans, avant même leur bac, qu’ils passeront au sein de l’école. En même temps qu’un autre diplôme, militaire.

Chaque promotion de l'école d'enseignement technique de l'armée de l'air de Saintes compte actuellement  250 élèves.
Chaque promotion de l’école d’enseignement technique de l’armée de l’air de Saintes compte actuellement 250 élèves. – EETAAE722

Le site de l’école de l’air de Saintes, en Charente-Maritime, est entouré d’un grand mur d’enceinte, sur lequel il faut ajouter des barbelés. Bien différent d’un lycée habituel. C’est ici un site militaire, qui accueille et forme 250 élèves chaque année, dès 16 ans. Ce qui est rare. En général, l’armée recrute plus tard, après le bac. 

Les arpètes, c’est ainsi qu’on appelle les élèves, auront deux diplômes à leur sortie. Ils vont passer leur bac ou leur CAP dans l’école d’enseignement technique de l’armée de l’air. En même temps qu’un autre diplôme, celui-ci militaire. 

Beaucoup deviendront mécaniciens 

Les élèves commencent à Saintes à appréhender les avions sur lesquels ils seront amenés à travailler plus tard. Ici, un Alpha Jet de la patrouille de France.
Les élèves commencent à Saintes à appréhender les avions sur lesquels ils seront amenés à travailler plus tard. Ici, un Alpha Jet de la patrouille de France. © Radio France – Lise Dussaut

Le quotidien est bien différent d’un lycée traditionnel. Les élèves se déplacent en section, et en chantant, pour les longs trajets (le site est très grand). Ils sont tous en treillis et en rangers. 

Romain vient d’avoir 18 ans, il voudrait devenir mécanicien sur les hélicoptères Caracal. “La plupart d’entre eux deviendront mécaniciens dans l’armée de l’air”, expose la cheffe des lieux, la colonelle Diane Géribaldi. Elle aussi porte un uniforme, comme presque tout le monde ici, sauf les “civils”, c’est-à-dire, le proviseur, et certains professeurs, comme Nicolas Pin. Il connaît bien les lieux, il y travaille depuis 20 ans : “Ce qui m’a le plus déboussolé au début, ce sont les uniformes. Ce n’est pas facile de distinguer les élèves. Mais on s’y habitue.” 

L'école ne cesse d'évoluer. Elle s'est dotée dernièrement d'un drone.
L’école ne cesse d’évoluer. Elle s’est dotée dernièrement d’un drone. © Radio France – Lise Dussaut

Tout le monde n’a pas 17 de moyenne en arrivant ici

Les élèves viennent de toute la France, y compris d’outre-mer. La colonelle Diane Géribaldi insiste bien sur le fait que tout le monde a ses chances : “Et même si l’on n’a pas 17 de moyenne.” Le recrutement se fait sur dossier. L’année dernière, ils ont reçu près de 800 candidatures pour… 250 places

Et puis, “nous avons 100% de réussite dans les deux diplômes, et ce depuis plusieurs années”, rajoute la colonelle. 

Le poste de pilotage d'un avion de chasse.
Le poste de pilotage d’un avion de chasse. © Radio France – Lise Dussaut
© L'école de l'air de Saintes, un modèle unique en France, qui accueille les élèves dès 16 ans

Actualisation stratégique 2021

Mise à jour  : 05/02/2021 – Auteur : DGRIS – Direction : DGRIS

La ministre des Armées a présenté l’Actualisation stratégique 2021 lors de ses vœux aux armées, le 21 janvier 2021. Ce document actualise l’analyse de notre environnement stratégique à la lumière des évolutions observées depuis 2017.

Comme l’a rappelé le Président de la République dans son discours sur la stratégie de défense et de dissuasion à l’École militaire du 7 février 2020, l’environnement international est devenu plus complexe, plus incertain et plus dangereux. Depuis la Revue stratégique de 2017, et outre la pandémie, qui représente un bouleversement majeur pour les sociétés et les économies, certaines tendances déjà à l’œuvre se sont confirmées, d’autres se sont accélérées, alors que plusieurs éléments de rupture sont intervenus.

Il est donc apparu opportun d’actualiser l’analyse du contexte stratégique auquel la France est confrontée. La ministre des Armées a souhaité que ce travail soit conduit au sein du ministère et coordonné par la DGRIS, en lien avec les armées et autres directions du ministère et en interministériel, mais aussi avec des parlementaires et des experts de la société civile, comme avec les principaux partenaires et alliés de la France, dont certains conduisent des exercices d’analyse similaires.

Cette Actualisation rappelle tout d’abord les grandes tendances à l’œuvre depuis 2017 et l’accélération de plusieurs d’entre elles :

  • compétition entre grandes puissances,
  • généralisation des stratégies hybrides,
  • enhardissement des puissances régionales,
  • effets de rupture liés aux nouvelles technologies, notamment numériques et spatiales.

Elle dresse ensuite le bilan des efforts d’adaptation mis en œuvre, à l’échelon national comme avec les partenaires et alliés, pour faire face aux défis qui se présenteront à l’avenir.

Actualisation stratégique 2021 : Synthèse en dix points
Actualisation stratégique 2021