Synergie du parcours civique

Mis en avant

PROPOSITIONS POUR UNE SYNERGIE DU PARCOURS CIVIQUE

Par Bernadette Grignon ex-Vice-Présidente de l’AR-18
Responsable pour le comité 17 de l’AR-18 du rallye citoyen en Charente-Maritime

Première proposition.

Une idée que j’ai évoquée auprès de Paul Morin, président de l’AR-18, de Madame Le Pesant, Directrice de cabinet (Cabinet DASEN de Charente-Maritime) et du Lieutenant-colonel Xavier Ancelle, DMD – adjoint de la Charente-Maritime, à savoir celle d’un tee-shirt au logo national (c’est-à-dire le même) pour tous les élèves de tous les rallyes citoyens organisés par tous les Trinômes : cela irait dans le sens de l’exigence de l’esprit civique que l’Education nationale s’efforce d’inculquer aux élèves, et le rallye citoyen des Trinômes académiques devrait s’inscrire officiellement dans le « parcours civique » de formation à la citoyenneté, commencé dès l’école primaire et développer tout au long de la scolarité.

Il faudrait mettre sur ce tee-shirt les trois logos : Armée, Education nationale, IHEDN ; ce pourrait même faire l’objet d’un concours national auquel participeraient les élèves de l’option Arts plastiques.

Participer à ce concours pour le design du logo, porter ce tee-shirt au logo national ne pourraient que créer un esprit d’équipe « national » et donner ses lettres républicaines aux rallyes organisés par les Trinômes dont les actions, voire l’existence même, ne sont pas toujours bien connues, quand ce n’est pas tout simplement inconnues, dans les établissements scolaires de France.

Cette initiative irait dans le sens du dynamisme civique de l’Éducation Nationale lequel passe nécessairement par une information commune d’actions trop souvent ignorées des élèves comme des parents et, de manière paradoxale, dans le milieu même de l’Éducation Nationale.

Une preuve de ce que chacun œuvre dans son pré carré, sans communication suffisante de ces actions auprès de tout public, surtout scolaire, ressort encore du contenu de la visioconférence organisée par l’IRIS (Institut des Relations Internationales et Stratégiques) en partenariat avec Unéo, la mutuelle des forces armées, le 3 mai 2022 de 18h30 à 20h, dont le sujet était :

« Le lien armées-jeunesse : Quel rôle pour les armées dans la construction de la citoyenneté et de la cohésion nationale ? » 

Allocutions d’ouverture :

  • Éliane GARRABE, médecin générale inspectrice (2S), première vice-présidente d’Unéo ;
  • Jean-Pierre MAULNY, directeur adjoint de l’IRIS qui s’est fourvoyé en parlant de « suppression » du service militaire, ce qui a été rectifié par Daniel MENAOUINE.

Autour de :

Daniel MENAOUINE, Général de corps d’armée, directeur du service national et de la jeunesse qui faisait partie de la table ronde avec :

  • Mathilde HERMAN, vice-présidente des Jeunes IHEDN ;
  • Sébastien JAKUBOWSKI, professeur des universités, sociologue à l’Université de Lille, directeur de l’INSPE de l’Académie de Lille.

Animée par Gaspard SCHNITZLER, chercheur à l’IRIS.

Le but est louable :

Au cœur des priorités du ministère des Armées et partie intégrante du lien Armées-Nation, le lien Armées-Jeunesse revêt de multiples enjeux. La fin de la conscription au début des années 2000, remplacée par les Journées défense et citoyenneté (JDC) auxquelles participent chaque année près de 800 000 jeunes, a contraint les armées à repenser leur rôle social, et notamment leur façon de contribuer au renforcement de la cohésion nationale et à la mixité sociale. C’est le cas à travers des dispositifs d’insertion socio-professionnelle tels que le SMA depuis 1961 et le SMV depuis 2015, mais également par des actions menées en faveur de la jeunesse de façon plus large, tels que les « lycées de la défense », la plateforme « 1re expérience défense », ou encore par sa contribution au Service national universel (SNU), des dispositifs coordonnés depuis mars 2021 au sein de l’« Ambition armées-jeunesse » du ministère.

À l’heure où les forces armées sont mobilisées de façon accrue, que ce soit sur le territoire national ou en opérations extérieures, comment articuler leur mission première de protection du territoire et de la population, avec leur action en faveur de la jeunesse ? Quel est l’avenir du lien Armées-Jeunesse ?

L’échange a fait ressortir les préjugés que l’on trouve en France concernant ce que l’on peut appeler « la diplômite », le manque de considération des formations non universitaires, et surtout a témoigné du manque de coordination vraiment efficace de toutes ces actions dans un parcours civique national incluant :

Les Jeunes de l’HEDN, le SNU, la JDC, et la classe de Troisième (Voir l’annexe).

Deuxième proposition.

Le parcours civique, depuis le collège, devrait donc être présenté dans une plaquette (ou flyer) qui serait donnée dès la Troisième aux élèves pour les informer et leur expliquer les différentes étapes de ce parcours citoyen incluant les possibilités de participation à venir : JDC, SNU, Les Jeunes de l’IHEDN.

Les rallyes citoyens organisés par le Trinôme académique dans les départements devraient s’y trouver également.

Il devrait y avoir obligation pour le chef d’établissement de présenter le Trinôme académique et ses actions dans le discours inaugural de l’année scolaire à la rentrée de septembre, pour ne plus avoir à déplorer la méconnaissance de l’existence du Trinôme aussi bien auprès d’élèves que de leurs parents, comme de trop d’enseignants.

Troisième proposition.

Dans cet esprit de clarté et d’homogénéisation de l’ensemble des actions proposées, il faudrait apprendre aux élèves, dès la Quatrième, à faire leur C.V. pour les sensibiliser au monde professionnel dans lequel ils devront faire leur stage de Troisièmestage d’observation dont l’objectif est l’occasion de découvrir le monde du travail, partager le quotidien de professionnels, bénéficier d’une expérience concrète en se confrontant aux réalités concrètes du travail.

Le stage de Troisième :

  • Est précédé d’un temps de préparation, qui serait l’occasion ou jamais de tester leur savoir-faire du C.V. et de la lettre de motivation,
  • Et suivi d’un temps de restitution, puisque les élèves font un rapport de stage dans lequel ils peuvent s’exprimer sur ce qu’ils ont vu, vécu, et revenir sur leurs activités et leurs impressions.

Ce stage qui a pour but de permettre aux élèves de gagner en autonomie, de prendre confiance dans un nouvel environnement, d’enrichir leur culture générale citoyenne et, éventuellement, de confirmer un projet d’orientation personnel, devrait être relié au parcours civique.

La confiance en soi que cherche à faire acquérir artificiellement l’épreuve de rhétorique au baccalauréat, pourrait se forger en profondeur du collège au lycée, soutenue par une réflexion sur soi encadrée par un professeur compétent, dans le cadre du « parcours civique », et faire comprendre la valeur de l’émulation dans le respect de l’autre.

BILAN.

Le « parcours civique » devrait donc exprimer la synergie de ces activités spécifiques :

  • Information par la plaquette et amorce du C.V. en classe de Quatrième ;
  • Stage d’observation du monde professionnel en Troisième ;
  • Participation possible à un rallye citoyen soit au collège, soit au lycée ;
  • JDC et recensement ;
  • SNU ;
  • Les Jeunes de l’IHEDN.

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ANNEXE

Les Jeunes IHEDN (anciennement l’Association nationale des Auditeurs jeunes de l’Institut des Hautes Études de Défense nationale – ANAJ-IHEDN en 1996) est une association loi de 1901, regroupant des jeunes, étudiants ou professionnels de 20 à 35 ans) ayant suivi une formation au sein de l’IHEDN, institut dépendant des services du Premier Ministre, ayant pour mission de promouvoir la réflexion sur les problématiques de défense nationale et les relations internationales.

Le Service national universel (SNU), programme mis en place par Édouard Philippe à partir de 2019 pour succéder indirectement au service militaire en France suspendu par Jacques Chirac depuis 1996 (cette décision prend effet avec la loi no 97-1019 du 28 octobre 1997), est un projet d’émancipation de la jeunesse, complémentaire de l’instruction obligatoire. Sa mise en œuvre poursuit les objectifs suivants :

  • La transmission d’un socle républicain ;
  • Le renforcement de la cohésion nationale – qui s’appuie sur l’expérience de la mixité sociale et territoriale comme sur la valorisation des territoires ;
  • Le développement d’une culture de l’engagement et l’accompagnement de l’insertion sociale et professionnelle ;
  • Au terme de son extension à l’ensemble d’une classe d’âge, le SNU remplacera la Journée Défense et Citoyenneté (JDC).

Le Service national universel s’adresse à tous les jeunes de 15 à 17 ans pour une société de l’engagement, et s’articule en trois étapes clés :

  • Un séjour de cohésion de deux semaines visant à transmettre un socle républicain fondé sur la vie collective, la responsabilité et l’esprit de défense. Ce séjour est réalisé en hébergement collectif, dans un département autre que celui de résidence du volontaire. Au cours de ce séjour, les jeunes volontaires participent à des activités collectives variées et bénéficient de bilans individuels (illettrisme, compétences notamment numériques) ;
  • Une mission d’intérêt général visant à développer une culture de l’engagement et à favoriser l’insertion des jeunes dans la société. Fondées sur des modalités de réalisation variées, 84 heures effectuées sur une période courte ou répartie tout au long de l’année, ces missions placent les jeunes en situation de rendre un service à la Nation. Au cours de cette mission d’intérêt général, en fonction de leur situation, les volontaires peuvent également être accompagnés dans la construction de leur projet personnel et professionnel ;
  • La possibilité d’un engagement volontaire d’au moins 3 mois, visant à permettre à ceux qui le souhaitent de s’engager de façon plus pérenne et personnelle pour le bien commun. Cet engagement s’articule principalement autour des formes de volontariat existantes : service civique, réserves opérationnelles des Armées et de la gendarmerie nationale, sapeurs-pompiers volontaires, service volontaire européen, etc. Cet engagement volontaire peut être réalisé entre 16 et 30 ans.

La Journée Défense et Citoyenneté (JDC) dénommée jusqu’en 2011 Journée d’Appel de Préparation à la Défense (JAPD), est une journée d’appel instituée en 1997 en France dans le cadre de la réforme du service national portée par Jacques Chirac : l’objectif de la JDC est d’aborder différentes problématiques dont les principales sont la citoyenneté et les questions liées à la Défense. La JDC vise également à favoriser le recrutement dans les différentes armées et services du Ministère des Armées ou dans la réserve militaire.

La JDC est la troisième étape du parcours de citoyenneté obligatoire pour tous les jeunes de nationalité française :

  • La première étape est l’enseignement de défense dispensé en classe de Troisième dans le cadre des cours d’enseignement moral et civique ainsi qu’en classe de Première dans le cadre des cours d’Education Civique, Juridique et Sociale (ECJS) ;
  • La seconde étape est le recensement obligatoire en mairie.

Pour rappel, les modalités du stage de Troisième : 

  • Le stage concerne principalement les élèves de 3e, à partir de 14 ans. Depuis 2019, la loi relative à la liberté de choisir son avenir professionnel autorise les élèves de moins de 14 ans, des classes de 4e ou de 3e, à effectuer leur séquence d’observation dans une entreprise régie par le droit privé ;
  • Ce stage peut être d’une durée de 5 jours consécutifs ou non, individuellement ou collectivement, il peut aussi être divisé en plusieurs périodes, de 3 jours puis de 2 jours par exemple ;
  • Une convention obligatoire, signée entre l’établissement et l’entreprise ou l’organisme d’accueil, détaille les conditions d’encadrement et de suivi de l’élève, et garantit les conditions de sécurité, conformément aux dispositions du code du travail.

L’IHEDN en Nouvelle-Aquitaine

L’Institut [IHEDN] et l’Union-IHEDN, nos maisons mères bougent et se réorganisent.

Tous ensemble, nous devons accompagner ce changement pour la réussite de la mise en place du Service National Universel [SNU] au niveau départemental.
A cet effet, il est impératif de voir converger nos actions au niveau régional.

Il est donc suggéré la création d’un « Comité d’entente des auditeurs IHEDN en Nouvelle-Aquitaine » et la mise en place d’une « Charte de fonctionnement » définissant un lien de subordination fonctionnelle entre les trois associations régionales et les modalités de concertation.

Un projet de rédaction de cette « Charte de fonctionnement » est téléchargeable en bas de page (version n° 1 du 16 février 2020)..

Région immense qui demande beaucoup d’ingéniosité afin de parvenir à travailler ensemble.

Le SNU en 2020

Les quatre responsables départementaux, correspondants de l’Union-IHEDN, pour le Service National Universel (SNU) sont les Vice-Présidents :

  • Dominique FAURE pour le 16
  • Paul MORIN  pour le 17
  • Jean-Louis LOBSTEIN pour le 79
  • Marc FIARD pour le 86

En Charente-Maritime, la cheffe de projet SNU 17 est Mme Marion ROBIN, Inspectrice Jeunesse et Sports, Cheffe du service Politiques Éducatives Jeunesse et Sports.

Les auditeurs de l’IHEDN en région peuvent être sollicités dans le cadre d’une des deux phases :

  • Lors de la phase 1 dite de cohésion (12 jours), la Journée Défense et Mémoire nationales (JDM) permet aux jeunes volontaires d’aller à la rencontre des armées.
    En juin 2020, la direction du service national et de la jeunesse a planifié et prévu de conduire de l’ordre de 200 JDM identiques pour tous les centres SNU.
    L’Union-IHEDN et la DSNJ souhaitent associer des auditeurs IHEDN locaux à l’animation du jeu de plateau collaboratif Décision Défense pour venir en appui des animateurs militaires lors de la JDM.
    À compter de cette année, la mobilisation notamment des auditeurs de I’lHEDN, susceptibles d’apporter leur contribution à la JDM, est recherchée sur tout le territoire en s’intégrant dans les équipes des centres du service national (CSN), qui pilotent la JDM au profit des centres SNU.
    À cet effet, les 33 CSN prendront contact, sous couvert des 5 établissements du service national (ESN), avec les associations régionales IHEDN pour définir ensemble les modalités pratiques de leur engagement.
  • La phase 2 dite mission d’intérêt général (12 jours ou 84 heures) est fondée sur des modalités de réalisation variées en cohérence avec la construction du projet personnel et professionnel des jeunes appelés.
    Les trinômes académiques ont toute légitimité à prendre part à ces missions d’intérêt général, car ils couvrent tout le territoire et conduisent des actions de terrain au plan départemental et régional.
    Les trinômes fixeront, par académie, le nombre et la nature des missions d’intérêt général d’enseignement de défense qui seront présentées au recteur d’académie et validées à l’échelon préfectoral.

En pièces jointes, les deux lettres officielles « fondatrices »  relatives au SNU, dont l’Union-IHEDN est signataire avec les deux ministères concernés :

  • l’une bipartite avec MINARM/DSNJ sur la phase 1 du SNU (phase de cohésion) ;
  • l’autre tripartite et interministérielle sur la phase 2 du SNU (phase de missions d’intérêt général) avec MINARM/DPMA et MINEDU/DGESCO.

Le SNU en 2019

Le Service national universel (SNU) s’adresse, après la classe de 3e, aux jeunes filles et garçons âgés de 15 à 16 ans. Il comporte obligatoirement une phase de cohésion, en hébergement collectif et hors de son département de résidence de deux semaines et une mission d’intérêt général auprès d’une association, d’une collectivité, d’une structure publique ou d’un corps en uniforme, de deux semaines également. Chaque jeune peut ensuite poursuivre une période d’engagement de trois mois minimum. 

Les débuts du service national universel. Cette année 2 000 jeunes ont expérimenté le SNU dans 13 départements.

Du 16 au 28 juin 2019 a eu lieu la phase de préfiguration du service national universel (SNU). 2 000 volontaires âgés de 15 à 16 ans ont été retenus parmi 4 000 candidats.

C’est un signe que le SNU répond à une attente de la part des jeunes et de leurs familles en quête d’un moment républicain d’engagement et de cohésion.

Ces volontaires sont issus d’horizons différents et sont représentatifs de la jeunesse de France, y compris de celle en situation de handicap. Ils ont vécu deux semaines dans un centre d’hébergement collectif.

Ils ont bénéficié alors de bilans personnels de santé, d’évaluations de la maîtrise de la langue française et de bilans de compétences, notamment numériques.

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Le Service national universel (SNU).

Le Service national universel (SNU) proposera aux jeunes Français, filles et garçons, un moment de cohésion visant à recréer le socle d’un creuset républicain et transmettre le goût de l’engagement.

LES OBJECTIFS DU SERVICE NATIONAL UNIVERSEL

La mise en place d’un Service national universel (SNU) vise à impliquer davantage la jeunesse française dans la vie de la Nation, promouvoir la notion d’engagement et favoriser un sentiment d’unité nationale autour de valeurs communes.

Le groupe de travail sur le SNU a proposé un dispositif opérationnel soumis à l’arbitrage des pouvoirs publics. Il indique l’ensemble des éléments clés nécessaires et trace le chemin qui pourrait conduire à ce déploiement.

Le SNU n’est pas le rétablissement du service militaire, suspendu en 1997.

Les objectifs assignés au SNU sont au nombre de trois :

  • Cohésion sociale et territoriale ;
  • Prise de conscience, par chaque génération, des enjeux de la défense et de la sécurité nationale ;
  • Développement de la culture de l’engagement.

Le SNU doit favoriser le brassage social et territorial et permettre à chaque jeune d’être acteur de sa citoyenneté.

Il s’agit de construire un projet de société qui vise à la transformer en impliquant les jeunes générations. Ces dernières seront à la fois les bénéficiaires et, en partie, les organisateurs de ce projet.

Sa conception devra donc être collective. Une large place devra être accordée à l’innovation pour rendre ce dispositif attractif, et qu’il puisse donner lieu à une réelle reconnaissance de l’engagement.

Il ne saurait, enfin, être question de définir un parcours rigide et obligatoire, qui ne répondrait ni aux objectifs des pouvoirs publics ni aux attentes de la jeunesse.

LES GRANDS PRINCIPES DU SERVICE NATIONAL UNIVERSEL

Le Gouvernement a validé les grands principes d’architecture proposés par le groupe de travail, et notamment son organisation en deux phases distinctes.

La première phase du SNU, dans le prolongement de l’obligation scolaire, constituera l’aboutissement du parcours citoyen, débuté à l’école primaire et poursuivi au collège. Effectuée aux alentours de 16 ans, elle sera d’une durée d’un mois maximum et comportera une période d’hébergement collectif.

Vécue par une classe d’âge entière quels qu’en soient l’origine, le sexe, le milieu ou le territoire, cette phase comprendra une occasion de vie collective permettant à chaque jeune de créer des liens nouveaux, d’apprendre une façon neuve de vivre en commun, de développer sa culture d’engagement pour affermir sa place et son rôle au sein de la société. Elle sera aussi l’occasion de détecter les difficultés de certains jeunes (lecture, santé, insertion, etc.) et d’y remédier par une orientation vers les dispositifs adaptés.

Dans un second temps, chaque jeune sera encouragé, notamment par des mesures d’attractivité variées et ciblées, à poursuivre volontairement une période d’engagement d’une durée d’au moins trois mois, liée à la défense et la sécurité (engagement volontaire dans les armées, la police, la gendarmerie, les pompiers, la sécurité civile), à l’accompagnement des personnes, à la préservation du patrimoine ou de l’environnement ou encore au tutorat, sans que cette liste soit limitative. L’offre des différentes opportunités d’engagements, civils ou militaires, intégrera les volontariats existants et des propositions nouvelles, y compris celles qui émaneront des jeuneseux-mêmes. À titre d’exemple, l’actuel service civique sera l’un des moyens d’accomplir cette seconde phase du SNU.

INJEP. Évaluation de la phase de préfiguration du Service national universel Premiers enseignements des séjours de cohésion de juin 2019.

Autre documentation :

© Gouvernement.fr

Mario Faure en Polynésie

Le Président de la Polynésie française, Edouard Fritch, a reçu, mercredi après-midi, le président de l’Union des Associations d’Auditeurs de l’IHEDN, Mario Faure, à l’issue de son séjour en Polynésie française à l’invitation de l’association régionale des auditeurs polynésiens de l’IHEDN (AR 28) et des acteurs du Polynôme académique. Le Président était accompagné de la ministre Tea Frogier.

L’Union des associations d’auditeurs de l’IHEDN mène de nombreuses actions pour resserrer le lien entre la jeunesse et l’esprit de défense et a contribué à la création de 15 classes de défense en Polynésie française, sous l’égide du Polynôme académique qui regroupe l’AR 28, le ministère de l’Education et les formes armées de Polynésie française, auquel s’est récemment ajouté le ministère de l’Agriculture. Proportionnellement, la Polynésie française est le territoire qui accueille le plus de classes de défense au niveau national.

L’union IHEDN est également très impliquée dans l’expérimentation du Service National Universel (SNU) à destination des jeunes de plus de 16 ans, qui a débuté dans 13 départements et qui doit être étendue à 100 départements en 2020, avec l’objectif de former à l’esprit de défense et au lien jeunesse/Nation 400 000 jeunes d’ici 4 ans et 800 000 d’ici 6 ans.

Le Président Fritch s’est félicité du dynamisme de l’association des auditeurs locaux de l’IHEDN et a assuré le président Faure de son entier soutien à ses activités et à l’organisation en 2020 d’une nouvelle session régionale dédiée à la Polynésie française, après le succès de celles déjà organisées en 2005 et 2012.

Le Service Civique Universel

Le Service Civique Universel

Chers amis,

Je suis heureux de vous communiquer le texte de l’exposé sur notre travail au sujet du SNU que Christian Chauvet et moi-même avons présenté à l’Assemblée générale de l’UNOR Poitou-Charentes le 15 mars 2018. …

Amitiés à tous. Philippe MOUNIER

La présentation des travaux SNU  Diaporama : Le SNU présenté à l’UNOR

Présentation des travaux relatifs au Service Civique Universel.

Le SNU présenté à l’UNOR – La Rochelle, le 15 mars 2018

À La Rochelle, le 15 mars 2018

Chers amis,

Je suis heureux de vous communiquer le texte de l’exposé sur notre travail au sujet du  SNU que Christian Chauvet et moi-même avons présenté à l’Assemblée générale de l’UNOR de la Charente-Maritime le 15 mars 2018.

Ce sera pour vous une autre façon de lire notre mémoire dont  la longueur vous a peut-être rebuté. Nous n’avons rien changé à l’esprit de notre texte initial.

En effet ce texte est bien né de notre expérience commune du Service national, de notre connaissance de la problématique, de notre appréhension de la jeunesse française et surtout du travail approfondi de notre groupe que je remercie encore ici.

Depuis quelques mois, les avis, les idées, autorisés ou non, se succèdent sur la question d’un service, tout d’abord militaire, devenu civil, dont les objectifs, la durée et les modalités semblent très extensibles.

Ce que nous ressentons, c’est que beaucoup de ces nombreux  intervenants n’ont, pour différentes raisons, aucune expérience, voire aucune notion, de ce que fût un service militaire qu’ils idéalisent, voire dont ils ont une vision onirique.

Je ne vais pas faire le procès de toutes ces prises de position. Je constate simplement que toute idée de service, prolongé, d’une tranche d’âge de 800 000 garçons et filles par an, requiert, même s’il a pris une forme civile, une structure forte, de type militaire.

Où la trouverons-nous ? Qui dit structure forte, dit taux d’encadrement élevé. On nous parle d’un cadre pour trente personnes – car je ne sais comment on appellera ces appelés. En entendant cela, je rêve.

Comment peut-on prétendre encadrer pendant un mois dense, trente personnes, de sexe différent, de culture hétérogène, de mentalité antinomique, avec un seul cadre ?  Même un scout d’Europe fanatisé n’y arriverait pas.

Je me pose ensuite la question de l’aptitude médicale. Si l’on n’en définit pas une, que fera-t-on de tous ces malheureux jeunes gens, malades, handicapés, psychopathes ?

Si l’on détermine une aptitude, il faudra alors faire passer une visite médicale par un médecin neutre, pas par le médecin de famille. Cela signifie presque fatalement un recours aux médecins militaires. N’ont-ils pas autre chose à faire ?

Tout groupe, ensuite, a besoin pour vivre et fonctionner de règles et de discipline. Quelles seront ces règles ?  Celles de la discipline militaire ? Injustifié et même impensable, me semble-t-il. Alors, il faudra bien édicter un code du comportement, avec récompenses et sanctions. La nature humaine est ainsi faite. Qui établira ce code ?

On nous dit que l’on n’enverra pas les gendarmes chercher les « insoumis ». Alors, ce service sera-t-il « à la carte » ? Quid des « objecteurs de conscience » ? Il y en aura fatalement.

Et s’il y a accident, quel code des pensions appliquera-t-on ?

J’arrête là mon énumération. Elle pourrait être interminable. Depuis Louvois, on a mis  plus de 300 ans à construire l’Armée française. Il faudrait rebâtir une nouvelle structure en quelques mois à peine ?

Cette description a simplement pour objet de vous faire saisir le sens du réel, le pragmatisme et la souplesse de nos propositions qui prônent la concentration des moyens, l’unité d’action et l’économie des forces.

Amitiés à tous.

Philippe Mounier

Vers un Service civique rénové et universel.

Cet article présente les points clés d’un service civique rénové, considéré comme une évolution positive, conçu à budget et effectifs constants. Il représente ainsi un gain social en développant le thème
« Citoyenneté-Défense » et en constituant un réservoir pour la Garde nationale.

Sujet d’actualité abordé par monsieur Emmanuel Macron, le rétablissement du service national universel (SNU) alimente de nombreuses positions, diverses et contradictoires.

Il semble indispensable d’utiliser les existants pour ne pas créer une « usine à gaz ». En procédant avec une montée en puissance progressive, à partir d’un volontariat initial pour une demi-tranche d’âge, le SNU doit être centralisé dans sa conception, diversifié dans sa conduite, décentralisé dans sa mise en œuvre, reprenant cette formule lapidaire :

« efficacité et unité d’action autour d’un chef, d’une mission, des moyens ».

La gouvernance doit se situer au plus haut niveau, celui du Premier ministre, garant de la cohérence.

Le budget doit être autonome, pour ne pas dépendre du bon vouloir de chacun des ministères concernés, qui doivent cependant être impliqués en fonction de leurs capacités.

Ces réflexions ont abouti à l’idée de la création, sous l’égide du Haut-Commissaire à l’engagement civique, d’un service civique rénové et universel, construit à partir des structures actuelles.

La formation à l’esprit de défense, base de l’esprit civique, serait une mission essentielle sous la forme d’un « Parcours de citoyenneté » se déroulant tout au long de la scolarité.

Le couronnerait une « Semaine Défense et Citoyenneté », interministérielle, universelle et seule forme obligatoire de service, à l’issue de laquelle les jeunes gens pourraient soit s’arrêter, soit postuler un volontariat spécifique au sein d’un pôle spécialisé.

Pôle 1 : purement civil, altruiste, ouvert sur la vie sociale et associative, reprenant les missions de l’actuel service civique. Objectif : 350.000 jeunes par an.

Pôle 2 : situé dans une structure militarisée, ouvert sur la promotion individuelle, professionnelle et sociale, fusionnant EPIDE, SMV et SMA. Objectif : 11.000 jeunes par an.

Pôle 3 : préparation militaire pure ouvrant sur le monde des services de Défense et de Sécurité (armées, gendarmerie, police, pompiers, douanes, etc.), il fournit les réservistes de ces différentes entités et de la Garde nationale. Objectif de 85.000 jeunes pour trois ans minimum.

Les étudiants reçus dans certaines grandes écoles, futures élites, recevraient obligatoirement une formation d’officier sous contrat et effectueraient un service en unité militaire.

L’organisation opérationnelle de ce nouvel ensemble doit privilégier le maintien des acquis et la spécificité des trois pôles. Il doit proscrire les redondances, l’éparpillement, les querelles de chapelles. Seule sa subordination directe au Premier ministre permettra d’appliquer ce principe stratégique fondamental, « l’économie des forces », clé du succès et de la pérennité.

Par Philippe MOUNIER, La Rochelle – le 3 mars 2018.

Service national universel

Projet de Service National Universel (SNU).

Paris, le 9 février 2018

Chères et chers Camarades

Je vous fais parvenir, en pièce jointe à ce message, la note de synthèse que j’ai pu rédiger dès le 1er février, à partir des contributions de 36 de nos associations sur le Service national universel (SNU).

C’est dire que le sujet a intéressé les auditeurs qui ont tenu à faire connaitre leur point de vue. La tendance qui se dégage de ces apports est marquée par un réel volontarisme même si les contraintes n’échappent à personne.

C’est donc à un document positif qu’a abouti la synthèse. Le général de Courrèges l’a qualifié de « particulièrement constructif ».

Dès le début de la semaine, cette note a été transmise , outre au Général directeur, à la Secrétaire d’État aux Armées ainsi qu’au cabinet du Premier ministre.

Au cours de la semaine prochaine, il sera communiqué aux plus hautes autorités civiles et militaires, politiques et administratives. Je vous suggère de le transmettre autour de vous, notamment aux élus et aux responsables de trinômes académiques.

A titre informatif, je vous signale qu’à la demande du Premier ministre, le pôle de soutien au groupe de travail qui s’occupera du SNU est logé à partir de ce jour dans les locaux de l’IHEDN, ce qui facilitera les communications. Les conclusions de ce groupe devront être remises fin avril.

Par ailleurs, nos camarades Walter Bruyère-Ostells et François Lefaudeux finalisent l’édition de l’ouvrage qui rend compte des travaux du dernier Forum.

Enfin le 2 mai se tiendront à l’amphi Foch les Entretiens Armement et Sécurité qui donneront lieu également à la publication des rapports correspondants.

C’est donc un semestre riche pour le rayonnement de la communauté des auditeurs qui illustre bien la séquence « réfléchir, exposer, proposer ».

Amitiés

Mario FAURE

Un document Union-IHEDN : Propositions pour un Service National Universel.

Vers un service civique rénové et universel

Rapport 2017 du Comité Aunis-Saintonge.

Du service national vers un service civique rénové et universel.

Mornac, le 27 novembre 2017 

Madame la Ministre des Armées,

Passionné par les questions d’éducation à la citoyenneté et à la Défense, un groupe de travail du comité Aunis-Saintonge de l’Association Régionale Poitou-Charentes (AR-18) de l’Union des Associations de l’IHEDN a étudié ce sujet. Se situant dans le cadre des réflexions présentes et futures sur le service national, il a alors rédigé un mémoire portant sur un service civique rénové et universel.

Très sensible aux principes stratégiques d’unité d’action et d’économie des forces, legroupe propose un système intéressant, économique et novateur. Ainsi estime-t-il que la gouvernance de cet ensemble doit être placée sous la responsabilité directe du Premier ministre, unique coordinateur et fédérateur des actions interministérielles.

Aussi avons-nous l’honneur de porter à votre connaissance la note de position, en pièce jointe, présentant succinctement les idées et l’économie de cet ouvrage. Celui-ci, en l’état actuel des choses, ne se veut être qu’une source de propositions destinées à alimenter les pensées, les débats et les travaux en cours. Nous espérons que sa lecture lui vaudra un accueil favorable. Les auditeurs concernés sont prêts à participer au plus près aux réflexions futures sur ce sujet vital.

Ce document est en cours de validation par les instances parisiennes de l’Union-IHEDN en vue d’un portage éventuel au plus haut niveau de l’État et auprès des acteurs impliqués.

Ayant confiance en votre compréhension et votre bienveillance, nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre des Armées, l’expression de notre haute considération.

Jean-Claude DUCHET – Président de l’AR18 – Poitou-Charentes

Fichier téléchargeable à l’adresse électronique suivante : La « Note de position sur le Service civique universel » suivi du Rapport « Le service militaire volontaire (SMV). Peut-il générer un réservoir de forces pour la Garde nationale ? ». https://joom.ag/InEL